Histoire du Reiki
Selon la tradition, le Reiki serait originaire du Tibet. La méthode,
connue à l’époque fut apparemment perdue au
cours des années mais fut quand même sauvegardé dans
les anciens textes.
Le Reiki a été redécouvert par Mikao Usui
vers la fin du 19e siècle. Mikao Usui a mis au point la
méthode moderne du Reiki, connue sous le nom de « Usui
Shiki Ryoho » (Méthode de Reiki Traditionnelle Usui).
Mikao Usui est né au Japon en 1865, à l’époque
de l’empereur Meiji. Cette période fut, dans l’histoire
du Japon celle d’un grand renouveau, au cours duquel de nombreux
changements et réformes modernes se produisirent. Mikao
Usui entra très jeune dans un monastère bouddhiste.
Au cours de sa vie, il apprendra différentes disciplines
; arts martiaux, arts de la guérison, religions de toute
sorte, dont le christianisme qui n’était plus banni
par les autorités à cette époque au Japon.
Il semblerait qu’à une certaine époque de sa
vie, Mikao Usui aurait vécu une expérience de mort
imminente. Cette expérience bouleversa sa vie et, à partir
de ce moment-là, Mikao Usui s’engagea fermement sur
la voie de la guérison.
Il approfondit sa recherche en étudiant les langues étrangères,
l’histoire, la psychologie, la théologie, les écrits
initiatiques, le tantra, il fit des voyages de toutes sortes. On
dit qu’il cherchait l’art de la guérison par
l’imposition des mains telle qu’exercée par
le Christ. Il cherchait une façon de guérir sans épuiser
sa propre énergie vitale. Il était résolu
d’aboutir dans sa démarche, il poursuivit sa quête
sans relâche. Après de nombreux échecs, il
se rendit dans un monastère Zen, où on l’encouragea à persévérer
dans cette voie. Vint un moment où Usui pensait être
en possession de la vérité sur les guérisons
du Christ. Il lui manquait les éléments pour la mettre
en pratique.
Il est difficile de retracer exactement le cheminement de Mikao
Usui mais tout semble mené au Mont Kurama, situé à environ
27 kilomètres de Kyoto, où il aurait pratiqué le
jeûne et la méditation. Une démarche comparable à celle
des Indiens d’Amérique lorsqu’ils se mettent
en quête d’une vision.
Usui commença son pèlerinage vers le sommet de la
montagne sacrée. Certains disent qu’il avait décidé d’y
rester jusqu’à l’obtention d’une réponse.
Il arriva ainsi au vingt et unième jour de son jeûne.
Rien d’inhabituel ne s’était produit jusqu’alors,
et il continua à méditer. Tout à coup, il
aurait perçu une lumière bouleversante et reçut
les clefs pour transmettre l’énergie guérissante.
Certains disent qu’il aurait alors atteint l’illumination.
Grâce à son cheminement, ses études et cette
expérience, Mikao Usui accède à la capacité de
transmettre l’énergie par l’initiation. Il se
serait mis immédiatement à l’oeuvre dans les
quartiers pauvres, soignant jeunes et vieux sans distinction. Il
obtint des résultats remarquables. Mais en poursuivant sa
tâche, il reconnut des visages familiers qui revenaient vers
lui. À la réflexion, il réalisa qu’il
n’avait pas su leur communiquer le sens des responsabilités, à commencer
par celui de la gratitude. C’est alors qu’il comprit
que toute guérison physique, pour être durable, devait être
accompagnée d’un équilibre psychique, et qu’en
prodiguant le Reiki sans discernement, il n’avait fait que
renforcer les mendiants dans leurs attitudes de vie. Dans ce sens,
l’importance d’un échange d’énergie
lui apparut dès lors vitale. Tout acte reçu exigeait
une contrepartie sans laquelle la vie était dépourvue
de valeur.
Ce serait à cette époque qu’Usui formula les
cinq principes fondamentaux du Reiki. Il quitta les quartiers pauvres
pour enseigner dans tout le Japon. Les symboles qui lui avaient été révélés
lors de sa vision prirent tout leur sens. Ceux-ci devaient lui
servir à harmoniser les individus pour leur permettre d’assumer
la responsabilité de leur bien-être. En les aidant à accroître
leur énergie, il leur serait possible de franchir un grand
pas vers la maîtrise de soi. Quand Usui eut affiné et
perfectionné sa méthode, il forma des gens. Ainsi,
avant sa mort, il forma Chujiro Hayashi, officier de la marine
retraité, qui devint un chaînon important pour la
diffusion du Reiki en Occident. Hayashi ouvrit sa propre clinique à
Tokyo.
En 1935, Hawaya Takata, une jeune femme vivant à Hawaï, d'origine japonaise et de
nationalité américaine, se présenta à la clinique
d’Hayashi. Elle était gravement malade, souffrant de divers troubles
organiques et d’une dépression survenue à la mort de son
mari qui la laissait dans un état de grande faiblesse. Peu de temps
avant de subir une intervention chirurgicale, alors qu’elle était
en visite chez des parents, elle entendit la voix de son époux défunt
qui l’enjoignait de refuser l’opération. Confiant ses doutes à son
médecin traitant, il lui suggéra de tenter le traitement par
le Reiki, c’est ainsi qu’elle fut soignée et finalement
guérie.
Très impressionnée par ces résultats, Mme Takata décida
de s’initier au Reiki. Mais elle découvrit rapidement que ce domaine était
strictement réservé aux hommes. Cependant, avec sa détermination
de femme «Gaijin» (étrangère), Mme Takata ne l’entendit
pas ainsi, et sa persévérance finit par porter ses fruits. Elle
suivit l’enseignement du premier et du second degré. Quand plus
tard elle rentra aux États-Unis, elle s’installa à son
compte. En 1938, le Dr Hayashi et sa fille lui rendirent visite, et Mme Takata
fut initiée au grade de maître peu de temps avant que ses visiteurs
ne regagnent le Japon.
Dans les années 1970, Mme Takata commença à former d’autres
maîtres, et à sa mort, en décembre 1980, il
y en avait 21. De cet arbre généalogique, il y a maintenant plusieurs
milliers de personnes qui sont initiées au Reiki à travers le
monde.
C’est ainsi que le Reiki continue de se propager et s’est
rendu jusqu’à nous.
Références et sources
HORAN, Paula, Reiki Soigner, se soigner, Éditions Médicis,
2004, 212 pages.
MARY, Ronald, Le Reiki aujourd'hui, de l'origine aux pratiques
actuelles, Éditions le Souffle d'or, 2005, 302 pages.